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Sommet d’ironie cruelle, Caligula de Camus est mis en scène par Stéphane Olivié Bisson avec Bruno Putzulu dans le rôle-titre. Caligula, empereur trouble à la rage destructrice, avide d’absolu au point d’ignorer le bien et le mal, est un exemple paroxystique au sein de l’Histoire romaine. Un despote sanguinaire et un enfant effrayé. Dans un monde de suspicion, de corruption et de délation inhérent aux systèmes totalitaires, déchiré par la mort de sa sœur et amante Drusilla, Caligula nie les hommes jusqu’à finalement consentir à sa propre mort. Le metteur en scène trouve dans l’œuvre de Camus une mise à nu éclatante et brillante de cette passion pour l’impossible, un dévoilement sans concession d’une obsession nihiliste se repaissant de l’absurdité du monde. C’est la version de 1938 composée à Alger, alors que Camus avait lui-même l’intention d’interpréter Caligula, que Stéphane Olivié Bisson a choisie, celle d’avant la seconde guerre mondiale, rarement montée, un premier geste selon lui «plus intuitif, plus instinctif, plus ambigu et plus extrême ». Gérard Philipe créa le rôle dans la seconde version en 1945. C’est ici Bruno Putzulu, mêlant force, vulnérabilité, aptitude au déséquilibre et comique, qui interprète Caligula. ![]() ![]() ![]() ![]() |
mise en scène : Stéphane Olivié Bisson lumière : Laurent Scheegan musique : Jean-Marie Sénia scénographie : Georges Vafias inspiré par le travail du photographe : Tim Walker avec : Bruno Putzulu, Cécile Paoli, Gauthier Baillot, Patrick d’Assumçao, Jean de Conninck, Pascal Castelletta (distribution en cours...) coproduction : l’Avant-Seine Théâtre de Colombes, Comédie de Picardie en collaboration avec la Compagnie Lamberto Maggiorani coréalisation : Athénée Théâtre Louis Jouvet, Bureau de production : Prima Donna
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