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Présentation

La Comédie de Picardie est une structure de création, d'accueil et de diffusion théâtrale créée par le Conseil Régional de Picardie en 1989.
Elle présente ses spectacles dans son Théâtre à Amiens, en Picardie et sur l'ensemble du territoire national. Elle joue dans un très joli théâtre de 400 places, ouvert après la restauration d'un ancien hôtel particulier, au coeur de la capitale picarde, rue des Jacobins. Elle y présente une douzaine de titres par saison pour des séries de trois à dix représentations. Elle donne chaque saison en moyenne 250 représentations devant 60000 à 70000 spectateurs.
Scène conventionnée pour le théâtre d’auteurs
la Comédie de Picardie est subventionnée par le Conseil Régional de Picardie et le Ministère de la Culture et de la communication
Président : Jean-Jacques Thomas
Vice-présidents : Françoise Van Hecke
Trésorier : Laurent Brocheton
Secrétaire : Paul Personne
licences de spectacles :
n°1 - 1004247
n°2 - 1004245
n°3 - 1004246
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La Comédie de Picardie fête ses 20 ans
La Comédie de Picardie est installée dans un des beaux hôtels particuliers de la rue des Jacobins. Ce bâtiment est attesté depuis le XVIIIe siècle, il est alors la résidence des Creton de Willaumeville. Il passe ensuite par héritage puis par mariage à la famille Gaillard de Boencourt et d’Auberville. C’est en 1853 que s’éteint le dernier propriétaire, le comte Gustave d’Auberville.
La propriété fut rachetée, en 1859, par le Cercle de l’Union, société qui réunit l’élite bourgeoise de la ville. Jules Verne en sera membre jusqu’à sa dissolution en 1890. A cette date, l’hôtel d’Auberville possède encore son vaste parc ainsi que ses ailes sur cour.
Cédé à un entrepreneur, l’hôtel proprement dit est transformé pour accueillir des bals et banquets. Le premier maître d’hôtel de ces salons fut Monsieur Godbert, traiteur réputé à Amiens.
Commis chez Godbert quelques années auparavant, François Schaetjens devint, en 1915, le second chef de cette maison renommée, jusqu’à son décès en 1960. Sa fille Victorine Trépagne continua d’organiser repas, banquets et bals pendant treize ans.
Le 9 juillet 1973, faute de repreneur, Madame Trépagne, âgée de 74 ans, dut se résoudre à fermer ce restaurant qui avait accueilli de nombreuses personnalités : Edith Piaf, Mme Roosevelt, le Général de Gaulle, Orson Wells, le prince Charles d’Angleterre ou encore le Ministre de la Culture André Malraux qui nota le charme désuet de l’ensemble lors de sa venue en 1966 pour l’inauguration de la Maison de la Culture (il y revint à plusieurs reprises, commandant son menu depuis Paris).
La réputation de la cuisine des Salons Godbert dépassait les frontières notamment grâce aux guides touristiques et aux officiers anglais qui y vinrent régulièrement lors de la Première Guerre mondiale. Les spécialités étaient entre autres : le pâté de canard, les filets de sole Godbert, et surtout le soufflé au Grand Marnier proposé chaud pour le dessert.
Le bâtiment fut ensuite laissé à l’abandon par les différents propriétaires qui se succédèrent jusqu’au rachat de l’immeuble par le Conseil régional de Picardie pour créer un théâtre. Ainsi, le 62 rue des Jacobins est depuis plusieurs siècles le témoin de l’art de vivre à Amiens. Nous fêtons en réalité aujourd’hui un double anniversaire : les 20 ans du théâtre et les 150 ans d’ouverture de cette maison au public.
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